Carte postale 24 : Le Préat

Les deux cartes postales suivantes présentent le quartier « Le Préat », à Floreffe – situé au pied du Séminaire, entre le rond-point et le pied de la côte de Sovimont. Il a beaucoup souffert suite au percement de la grand-route, la N90, en 1968. Beaucoup de maisons ont disparu et le ruisseau du Wéry emprunte maintenant un parcours souterrain.

« Floreffe. Le Preyat. Route de Dinant. »

La date d’envoi de la carte postale est le 1er août 1912. Au centre de la photo, l’emplacement occupé par les arbres et le ruisseau est aujourd’hui recouvert par la route nationale. Les deux ponts que l’on distingue sur le ruisseau conduisaient à des maisons maintenant disparues (à gauche sur la carte postale), du côté gauche de la route quand on va du rond-point du Séminaire vers Fosses. Elles se trouvaient dans le prolongement de la station-service Total. Certaines sont visibles sur la seconde carte postale.

À l’avant-plan, une pompe de la distribution d’eau, en grande partie cachée par une des deux femmes présentes, probablement venue remplir son seau. Une pompe semblable se trouvait au pied de l’église de Floreffe, en face du café Battista. La carte postale « Floreffe. La grande rue » (n° 14) en témoigne. Entre le troisième et le quatrième arbre, la silhouette de deux hommes. Le premier travaille, il est peut-être en train de pelleter.

« Floreffe. – Orage, inondation du 14 mai 1906. Le Préat, le matin du 15. »

Pour en savoir plus sur l’inondation, reportez-vous aux deux cartes postales ayant trait au même sujet, déjà commentées sur notre site (Carte postale 17). Ces trois cartes postales font partie d’une série de treize clichés de l’abbé Léon Motus.

C’est la même pompe, la même maison à droite, prise d’un peu plus loin. Devant la maison, on distingue trois personnes. Les bâtiments aperçus au bout de la rue, sur la droite, sont le groupe de maisons autour du restaurant « La Forge ».

Remarquez que l’arbre couché à côté de la pompe n’appartient pas à la rangée d’arbres qui figurent sur ce cliché. Il a été arraché plus haut et charrié par le courant jusqu’ici, preuve de la violence de l’inondation.

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