Carte postale 7 : Réfectoire

réfectoire

Cette carte a été expédiée en 1905. Elle représente le réfectoire du Séminaire de Floreffe. C’est un cliché de l’abbé Motus.

A gauche, adossée aux fenêtres, l’ancienne chaire de lecture. Sur sa porte, invisibles sur la photo, les armoiries de l’abbé de Séveri (1641-1662) et sa devise BENIGNA SEVERITATE (« avec une sévérité bienveillante »).

Du XVIIe siècle aussi, les bancs primitifs, en chêne, des religieux.

Au-dessus de la chaire, le Christ en croix (XVIIe-XVIIIe s.) orne aujourd’hui le mur opposé, là où on voit, sur la carte postale, un grand tableau. Celui-ci a changé de place mais est toujours au Séminaire. Il se trouve maintenant au-dessus de l’escalier de pierre menant aux (ex-)dortoirs et il représente saint Norbert en pleine gloire. Il tient en main un rameau d’olivier et porte le vêtement blanc des Prémontrés. C’est (encore !) un tableau du XVIIe siècle, attribué au peintre Nicolaï, élève de Rubens.

Remarquez les carafes d’eau et de bière sur les tables. Ce que vous n’apercevez pas sur cette reproduction, par contre, c’est le monte-charge qui a longtemps occupé le milieu du mur du fond et que beaucoup d’anciens ont bien connu. Et pour cause : il n’existait pas encore en 1905 et tout – la vaisselle et les plats – était apporté à la main de la cuisine.

Le grand tuyau aérien qui coupe la travée centrale aboutissait à un poêle, dissimulé ici derrière une colonne. Ainsi, dans les anciennes écoles, un poêle trônait au milieu de la salle de classe, évacuant les fumées à l’extérieur par une longue buse, qui contribuait aussi à diffuser de la chaleur. Le chauffage central à vapeur était installé depuis 1902, à l’époque du chanoine Robeaux, mais il était utilisé pour les études, les classes, les infirmeries et les parloirs. Il est donc normal qu’un « poêle-colonne » serve à chauffer le réfectoire en 1905. Sur une autre carte postale de la même époque (1904), nous voyons ce modèle de « poêle-colonne » fonctionner dans la salle des fêtes du Séminaire. Vous verrez cette carte postale dans quinze jours.

Regardez encore un peu en l’air. L’éclairage est fourni par des grosses ampoules électriques. En agrandissant la photo, on distingue même le fil torsadé et la base de l’ampoule qui a un petit relief. On peut lire dans le compte rendu de l’Assemblée Générale de l’Association des Anciens du 12 novembre 1902 : « L’éclairage électrique de tout l’établissement vient d’être entrepris ; la mise en marche aura lieu dans une quinzaine de jours. Les cours, la salle des récréations, la salle des fêtes, les salles d’études et l’église seront éclairées par des lampes à arc. » Peu de temps après, ce sera au tour du réfectoire d’être équipé de l’éclairage électrique.

Une réflexion au sujet de « Carte postale 7 : Réfectoire »

  1. Que de souvenirs … Je me souviens particulièrement du jour des frites quand, par malchance, la table était servie en dernier et le plat de frites se trouvait en dessous de la pile. Il y avait toujours le goût mais plus vraiment la forme.

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