Carte postale 9 : Fête-Dieu

fête-Dieu

La carte postale a été écrite le 18-10-1908. L’expéditeur est « Amour Masset, Séminaire de Floreffe ». Il écrit à « Monsieur Nicolas Heusghem, chez ses parents, Laneffe ». Cachet d’arrivée : Laneffe. Cachet de départ : Namur station 22.X.08.

La cour verte est encore un grand espace de prairie, qu’on voit à l’avant-plan. Les parterres et les allées seront réalisés beaucoup plus tard.

En haut de l’escalier double qui donne accès au jardin suspendu : le début de la procession, dont se détachent deux enfants de chœur en surplis blanc et camail rouge, qui portent chacun cierge et chandelier ; derrière eux, en surplis blanc, le porte-croix. Seul le zoom permet de les distinguer.

Des oriflammes sont disposées dans ce paysage. Elles sont blanches et bleues – les couleurs de Floreffe, deux au-dessus de l’escalier, deux autres accrochées à la tourelle, deux placées plus haut, d’autres à la façade du portique. À droite, à peu près au milieu de la procession, disons sur le plus petit des trois côtés, en retrait par rapport à la grande oriflamme blanche : un drapeau et deux bannières ; sur l’une, on voit l’image d’un personnage en buste, sur la suivante, visiblement, Notre-Dame de Lourdes.

Au pied de la tourelle, le groupe plus clair qui se détache est formé par des enfants de chœur. Plus à gauche, sous le dais, le prêtre qui porte le Saint-Sacrement, avec ses porteurs, aux quatre coins du dais, surmonté de plumes. Les autres processionnaires sont des élèves. Tous ont un missel en main. Au rez-de-chaussée de la tourelle, la porte est ouverte. C’est sûrement là qu’a été installé le reposoir.

Cette procession de la Fête-Dieu, qui se déroulait à la belle saison (toujours un jeudi, le dixième jour après la Pentecôte), s’est maintenue. Elle était encore en usage dans les années 1946-1952.

L’itinéraire. La procession sortait de l’église par la porte de la façade, longeait l’église par la cour de récréation, passait dans la cour des sœurs (ce qui était exceptionnel, l’accès à la cour des sœurs étant interdit en temps ordinaire) puis rentrait dans la cour verte. Des grandes oriflammes étaient accrochées aux fenêtres. Il y avait un reposoir près du portique. Elle revenait à l’église en longeant la balustrade. Des petites oriflammes étaient plantées dans chaque pilier.

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Voyez cette autre carte. Elle a été envoyée en 1904. Jusqu’en 1905, sur les cartes postales, on écrivait du côté de l’illustration, l’autre côté étant exclusivement réservé à l’adresse du destinataire et à celle de l’expéditeur. C’est le cas ici, contrairement à la carte précédente.

À l’un ou l’autre détail près, on se croirait le même jour mais regardez bien : sur cette carte-ci, une lanterne est placée au-dessus de l’escalier, elle ne figure pas sur l’autre photo. Sinon, la scène est pratiquement la même, avec les élèves plus âgés qui portent le dais, les enfants de chœur, etc. sauf que, bien sûr, il s’agit ici de l’arrivée au jardin suspendu. Et on n’a pas l’impression du nombre d’élèves comme sur la carte précédente, où la photo a été prise en plongée.

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